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Interview de Tom MARSAL – SportRIZER

Tom MARSAL est le créateur de SportRIZER. Il a monté sa start-up à l’aide de CRÉA.

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Qu’est-ce que Sportrizer ?
Sportrizer référence les écoles de sport de pleine nature pour les mettre en lien plus facilement avec leur clientèle afin que cette dernière puisse trouver des cours à tout moment. Le client n’a plus besoin de chercher ou comparer: il se connecte à notre site, rentre ses critères de sélection et nous lui trouvons l’offre idéale. Le fonctionnement est simple: nous captons la valeur de la place au moment où le client s’inscrit mais nous encaissons l’argent à partir du moment où le client nous a confirmé sa participation au cours.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Sportrizer ?
Ayant grandi dans une famille de sportifs, je pratique des activités physiques de pleine nature depuis mon enfance. Le sport étant une passion j’ai continué dans cette branche et je suis rentré dans une faculté de sport pendant 4ans. J’y ai pratiqué des activités de pleine nature et notamment l’escalade.
Mon goût pour le commerce est quand à lui venu plus tard. À la fin de ma faculté de sport, je me suis réorienté vers un cursus commercial à la CCI de Quimper avant de passer mon DUT et ma licence professionnelle. Ces années dans le commerce sont restées en adéquation avec ma passion sportive car j’y ai effectué une alternance dans un surf shop où je joignais mes côtés sportif et commercial. Parallèlement à mes années DUT et licence, j’ai monté une boîte avec ma mère. Cette boîte avait du mal à se faire connaître malgré un bon projet, j’ai donc conçu son site internet pendant mon temps libre. J’ai également mis en place les stratégies de communication, les politiques de prix et de produits et maintenant la boîte marche très bien: le chiffre d’affaire annuel double depuis quelques années, nous sommes passés dans la quasi-totalité des magazines écologiques, mais aussi à la télévision sur des chaînes comme M6 et Ushuaïa TV.
 Enfin, monter sa boîte en même temps qu’une formation comme un DUT TC rend les cours vraiment concret. C’est ce qui m’a donné goût à la dernière facette de ma personnalité: l’entreprenariat.
Suite à cela, je me suis donné du temps pour décider si je m’orientais vers une carrière bancaire, si je me lançais dans une carrière en lien avec le sport ou si je poursuivais sur ce projet qui s’est construit petit à petit. C’est là que l’idée m’est venue. J’avais collaboré avec beaucoup d’écoles de sport de pleine nature pendant mon alternance et ces écoles avaient du mal à compléter leurs groupes. Je me suis alors dis que j’allais les aider en créant un site qui référencerait ces écoles.
En définitive, l’idée de Sportrizer m’est venue en recherchant la solution à un problème que j’avais côtoyé: le référencement et l’accessibilité des écoles de sport de pleine nature.

Vous êtes vous inspiré des sites de comparaison qui existaient déjà ?
Quand tu crées ta start-up, tu ne dois pas réinventer ce qui existe afin que ton projet soit adapté à des gens qui l’utilisent souvent ou à des gens qui l’utiliseraient pour la première fois. Il faut donc essentiellement se concentrer sur l’innovation que tu apportes sur ton marché et ne pas essayer de « réinventer la roue » pour le reste. Pour construire sportrizer.com, nous nous sommes appuyés sur des sites tels que Airbnb, Blablacar ou encore booking.com.

Avez-vous des projets à court ou long terme pour Sportizer ?
À court ou moyen terme, nous souhaitons valider notre modèle économique. Nous avons des investisseurs qui attendent la validité de notre modèle économique en Bretagne avant de se lancer sur la France entière. À long terme, le projet n’a pas de limite, l’objectif est de s’étendre le plus possible. D’abord la Bretagne, puis la France et petit à petit l’Europe voire le monde si possible. Cependant, au niveau des prix ou des activités proposées, la valeur perçue change dans chaque pays, même européen. Pour l’instant, notre objectif principal est de valider notre marché. Si la question de passer les frontières françaises se pose, la mission sera déjà remplie.

Comment avez-vous connu les projets Créa? Qu’est ce qui vous a amené à travailler avec un groupe étudiant ?
J’ai connu le projet Créa lorsque j’étais en DUT Techniques de Commercialisation en alternance. Étant un étudiant dans la formation en alternance, je n’ai pas participé à la réalisation d’un projet Créa, je n’avais eu que des échos du principe de l’opération Créa. J’ai ensuite étudié dans une licence professionnelle Banque-Finance avant de me lancer en tant que porteur de projet dans l’opération Créa. Je me suis lancé dans Créa car je connaissais la valeur de ce projet: une étude globale de la faisabilité d’une entreprise appuyée par des professeurs et représentant un bon apprentissage pour les étudiants. Pour toutes ces raisons, j’ai proposé mon projet à l’IUT dès que possible.

En quoi les étudiants ont-ils été un plus ?
Tout d’abord, ils m’ont apporté de la rapidité. J’aurai pu rechercher moi-même les informations qu’ils ont trouvé mais ils l’ont fait très rapidement. À six cerveaux, les bonnes informations ressortent très rapidement que ce soit pour faire des recherches ou des actions. Par ailleurs, ils m’ont rassuré sur certains points. En effet, ils m’ont permis de valider certaines informations ou données que j’avais déjà établies.

Combien de salariés comportent Sportrizer ?
Nous n’avons pas de salariés. Pour le moment, nous sommes trois associé. Un développeur construit les algorithmes qui font le fonctionnement du site. Il est un peu comme l’architecte du site. Il y a aussi un web-designer, il pourrait être le peintre. Il s’occupe de l’aspect et de l’interactivité du site. Du fait que nous n’ayons pas encore notre propre application Sportrizer, il fait en sorte que le site soit adapté à une utilisation sur smartphone ou tablette. Enfin, il y a moi, le créateur. Je m’occupe de toute la partie commerciale comme des domaines juridique et comptable.

Selon vous, quels sont les points de l’opération Créa pouvant être améliorés ?
Je pense que la mise en place d’un cours de management de groupe pour mieux s’organiser dans le travail est utile. Par exemple, pour la définition d’un preneur de décision. Autre exemple, vous êtes six étudiants dans un groupe, ce cours permettrait donc de mettre en place les automatismes nécessaires à l’attribution de chaque tâche aux membres et cela selon la personnalité de chacun. Ce cours pourrait aussi limiter les animosités de groupe en apprenant à communiquer.
 Je pense également que les membres du comité de pilotage doivent s’orienter progressivement vers le numérique. Aujourd’hui, une entreprise a besoin d’un site internet pour se développer. De plus, ce domaine serait très formateur car les étudiants seront de plus en plus en lien avec le numérique.

D’après vous, les étudiants disposaient-ils des notions ou d’une vision d’entrepreneur ?
La notion d’entrepreneur n’est pas forcément présente chez tous les étudiants. Il s’agit d’une question de volonté et d’envie, de prise de risque et de s’investir que ce soit de par sa propre personnalité ou par passion pour son projet. Entreprendre, c’est apprendre tous les jours.

Les projets Créa vous ouvrent-ils sur le monde du travail ? (réseau, etc)
Les projets Créa et l’IUT créent des connexions et nous intègrent à des réseaux grâce aux fils rouge et soutenances. On entre en relation avec des professionnels et des professeurs de tous les domaines. Les étudiants peuvent aussi nous ouvrir des portes grâce à leurs études de marché.

Un suivi post Projet Créa apporterait-il un plus ?
Oui l’idée semble bonne. Cela permettrait de réorienter le projet en cas de besoin ou de s’assurer que l’entreprise tient debout. Cependant, il serait difficile à réaliser car il serait nécessaire d’imprégner un nouveau groupe d’étudiants, ce qui prend du temps.

Quels sont les cinq mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous parle de la Créa ?
Efficience, productivité, assistance, vision globale et réseau.

Recommanderiez-vous les projets Créa à de nouveaux porteurs ?
Oui je l’ai déjà fait et je continuerai de le faire. Le modèle est génial pour un porteur de projet à qui il manque les parties commerciale et juridique. La Créa apporte toujours quelque chose à une entreprise.

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Tom MARSAL, CEO de SportRIZER