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Parrains/Marraines

Denis LE SAINT, parrain de l’édition 2019

Denis LE SAINT

Denis LE SAINT

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Il y a 3 métiers

  • un historique la vente de fruits et légumes au stade de gros (pas de détail) avec la restauration collective, commerciale, spécialistes ambulants, industriels qui retravaillent le produit
  • Produits de la mer depuis 2002
  • Produits frais depuis 5-6 ans avec l’ épicerie volaille et viandes

Nous avons une trentaine de sites sur le réseau et nous couvrons la partie ouest de la France.

Même si vous avez repris l’entreprise de votre père, la créa à l’IUT de Quimper vous a-t-elle aidée ?

Chacun a son parcours, mon frère a également fait l’IUT de Quimper. La formule de l’IUT m’a beaucoup aidé dans mon parcours.

Vous êtes le parrain de la Créa pour cette année, pourquoi avoir accepté ?

Nous sommes dans le monde de l’entreprise, soit on crée soit on reprend. Nous faisons les deux donc j’ai accepté.

Vous êtes très impliqué au niveau écologique et développement, pour vous est-ce un défi ou à la portée des entreprises ?

C’est un élément dynamique auquel la population est très sensible, une des problématiques de l’entreprise est le recrutement. Aujourd’hui cette génération n’acceptera pas de travailler avec une entreprise qui ne partage pas ces valeurs. Si demain on veut être attractif il faut partager les valeurs de la nouvelle génération.

Vous travaillez beaucoup avec des producteurs locaux, quels sont les avantages pour vous ?

Premièrement c’est historique.

C’est la politique de l’escargot. Mon père était d’abord producteur avant de se mettre à son compte. Chaque fois qu’il ne trouvait pas un produit à  un kilomètre il allait à 10km puis à 20 km et le réseau s’est développé.

Travailler avec une entreprise locale veut aussi dire engager des salariés donc priorité au local.

Vous êtes président du stade brestois, comment gérer vous vos deux entreprises ?

L’avenir nous le dira ça serait prétentieux de dire que ce n’est pas compliqué mais ça reste une entreprise, le club évolue en fonction de la stratégie des dirigeants. Quand on recrute un bon commercial on a de bons résultats. Avec le stade brestois c’est pareil quand on recrute un bon coach un bon staff des bons joueurs on a de bons résultats aussi.

Il y a aussi un budget à gérer comme une vraie entreprise.

On peut voir que c’est un succès en tout cas, votre frère est également président du BBH (Brest Bretagne Handball), pour vous les valeurs sportives sont-elles importantes ?

Le sport représente de belles valeurs et est un bon véhicule de communication  pour l’entreprise. Il ne faut pas se tromper. Cela permet d’inviter nos collaborateurs fournisseurs clients et de se retrouver dans des conditions de sport hors les conditions strictes et pures de l’entreprise.

On a choisi le foot et le handball car ce sont de bons véhicules de valeurs.

Pouvez-vous donner quelques conseils à ceux qui démarrent dans la création d’entreprise ?

Avant tout, il faut un minimum d’expérience et de recul dans le domaine de création. L’expérience c’est le cumul de jours : l’expérience c’est du temps. Pour créer il faut beaucoup d’envie car c’est beaucoup de sacrifices.

Le groupe existe depuis maintenant 60 ans, avez-vous connu des années difficiles ?

La première année a été dure car nous n’avions pas le même recul qu’aujourd’hui, mais on apprend. Tous les jours nous modifions l’entreprise pour l’adapter au mieux et durer. On y travaille, les mauvaises expériences font parties du jeu.

Pourquoi avoir décidé de s’installer à Guipavas ?  

Nous donner une dimension plus importante en terme de visibilité et de notoriété, on ne peut pas chiffrer complétement les bienfais aujourd’hui mais on sait que c’est un vrai plus.

Même en étant une entreprise de fruits et légumes, est-ce difficile d’innover par rapport aux entreprises technologiques ?  

Le monde de l’agroalimentaire bouge toujours tant sur le plan variétal, des métiers et des plats préparés. Cela bouge tout le temps, il est moins évident d’innover en  fruits et légumes. C’est pour cela que nous travaillons sur des variétés et sur des produits non commercialisés en France avec notre gamme exotique que l’on essaye de développer.


Loïc HENAFF, parrain de l’édition 2018

Henaff-Parrain-2018

La réussite de CREA à l’IUT de Quimper tient à de nombreux ingrédients.
Des étudiants motivés par la vie de l’entreprise, des accompagnants compétents et disponibles, une équipe pédagogique engagée, de vrais porteurs de projets ouverts et agiles, mais aussi un territoire riche et varié et surtout des valeurs partagées par tous de respect, d’engagement collectif, du sens de l’effort, du parler vrai et d’ouverture.
Pour s’en convaincre, il suffit de participer à la soirée annuelle de remise des prix CREA. Quel enthousiasme et quelle énergie de part et d’autre ! Et surtout quels résultats ! Les chiffres sont éloquents. Des centaines d‘entreprises créées et accompagnées, des emplois durables et non délocalisables, de la richesse créée par l’entrepreneuriat local.
Oui CREA est une école de la vie de l’entreprise au service du territoire.


Interview de Jean-Luc MARTIN, parrain de l’édition 2017


Pascal PIRIOU, PDG des chantiers PIRIOU à Concarneau.

Pascal Piriou, P-DG du chantier concarnois. "La construction du Yersin nous ouvre de nouvelle portes vers le marché du yacht".

1)     Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Pascal PIRIOU, j’ai 52 ans, père de deux filles, et je suis Président du Conseil d’Administration de PIRIOU, le second chantier naval privé français. J’ai rejoint l’entreprise familiale en 1988 et après avoir occupé les fonctions de contrôleur de gestion, de directeur financier en charge du développement international, de Directeur Général. J’en assure la direction depuis 10 ans. Je suis diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce Le Havre-Caen. Je suis Président du Tennis Club de Concarneau, né à  Concarneau, breton et fier de l’être et pour une Bretagne ouverte sur le monde.

2)     Pouvez-vous présenter votre entreprise en quelques mots ?

PIRIOU est le second groupe français de construction et réparation navale civile, présent en Europe (France et Pologne), en Afrique (Nigeria et Algérie)  et en Asie (Vietnam).

Le groupe emploie plus de 1000 personnes dont 350 en France et totalise un chiffre d’affaires qui dépassera 200 millions d’euros en 2016.

PIRIOU est un chantier naval spécialisé dans la conception, la construction et la maintenance de navires de taille moyenne jusqu’à 120 mètres: navires de pêche artisanale et industrielle, remorqueurs, navires à passagers, navires de soutien à l’industrie pétrolière offshore, à l’éolien en mer, navires destinés au secteur de la Défense (patrouilleurs, bâtiments de soutien,…), yachts d’exploration.

Le groupe naval généraliste a livré plus de 400 navires depuis sa création.

PIRIOU vient de fêter ses 50 ans en basant son développement sur deux idées fortes :

  • être là où les clients ont besoin de nous. A chaque projet client, PIRIOU apporte une solution sur mesure en associant les métiers, les produits et la géographie appropriée.
  • s’internationaliser sans délocaliser : cette stratégie n’est viable que si l’implantation historique en Bretagne continue de bien fonctionner.

 

3)     Quel est votre parcours ?  

J’ai un parcours atypique en ce sens que si j’ai une formation supérieure tout à fait  académique, j’ai choisi de rejoindre l’entreprise dès la fin de mon service national il y a 30 ans. Je n’ai donc pas eu d’autres employeurs ni connu d’autres secteurs d’activités. Cela m’amène à deux choses indispensables : rencontrer beaucoup de gens différents pour confronter mes vues avec les autres et éviter la pensée unique; mélanger les compétences, les parcours et les expériences professionnelles des cadres dirigeants avec qui je travaille. J’essaye de mélanger mes deux cultures : ma formation supérieure et la culture d’autodidacte dans laquelle j’ai baigné dans l’entreprise aux cotés de mon père et mon oncle en m’appuyant sur la seule ressource précieuse sur le long terme : les hommes et les femmes de l’entreprise.

 

4)     Pourquoi avoir accepté de parrainer la soirée créa 2016 ?

La confusion habituelle entre grands patron du CAC 40 et entrepreneurs, entre capitalisme et entreprenariat, demande à être levée. A chaque fois que l’on peut mettre en valeur ceux qui entreprennent, quel que soit leur projet, il faut le faire. A commencer par ceux qui n’ont pas encore sauté le pas. Ici, c’est l’occasion de soutenir ces initiatives qui vont exploser pour le bien de nos territoires.

L’entreprenariat est le bon équilibre entre la création de valeur économique et l’épanouissement personnel. Pas de premier sans le second.

 

5)     Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes étudiants de 20 ans pour s’épanouir professionnellement ? 

Travailler dur, très dur, douter mais faire ce qu’il faut pour lever le doute en allant chercher des conseils et des avis, aller voir ailleurs. Et surtout, miser sur l’envie, suivre son instinct : on imagine que l’argent, l’exercice du pouvoir et la recherche de reconnaissance sont les 3 moteurs de l’entrepreneur. Ça compte mais il ne peut y avoir d’épanouissement personnel s’il n’y a pas d’envie, celle qui, face aux 50 bonnes raisons de laisser tomber, résiste et fait qu’on continue, passionnément…

Emmanuelle LEGAULT, PDG de Cadiou Industrie, Marraine de la soirée Créa 2015

 

Laurent Le Pen, Co-fondateur et PDG d’Omate, Parrain officiel de la soirée Créa 2014 :

 1.   Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Laurent Le Pen, j’ai 31 ans, je suis expatrié à Shenzhen en Chine depuis 2008. Je suis le co-fondateur et PDG d’Omate, une société spécialisée dans les logiciels d’objets connectés télécoms. Entrepreneur et Geek, je suis passionné par le design, l’art contemporain et les nouvelles technologies.

J’aime l’Asie du Sud-Est ainsi que son climat, un hiver court et un été chaud et humide.

J’aime la cuisine épicée et je mets du miel à la place du sucre dans le thé et le café.

2.   En tant qu’ancien étudiant, qu’est-ce que la Créa vous a apporté ?

La Créa, c’est d’abord un travail d’équipe. Une équipe éphémère certes mais qui va soutenir un entrepreneur à aller plus vite dans ses démarches de création de projet d’entreprise.

Le but de la Créa, c’est de mettre en œuvre ses connaissances pour soutenir un porteur de projet.

Ça m’a permis avec mes co-équipiers de mettre en place un plan marketing, une étude de marché, évidemment avec le succès dans le viseur mais c’est surtout d’éviter à quelqu’un de lancer une société qui est vouée à l’échec et donc à disparaître. 4 start-ups sur 5 disparaissent avant de fêter leurs 5 ans d’anniversaire de création.

Cela m’a permis de comprendre que peu importe le marché sur lequel on souhaite évoluer, le concept doit être validé au préalable avec une vision sur le long terme.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, tout business doit avoir un but, une vision, un modèle économique.

3. Pouvez-vous développer sur votre parcours professionnel après votre DUT TC ?

Après mon DUT TC, je suis parti en Programme Erasmus (International Purchasing Program) pendant six mois dans une école de commerce aux Pays-Bas. J’ai ensuite rejoins l’ISAAP (Institut Supérieur des Achats & Approvisionnements) de Rochefort pour une formation d’un an dans les Achats Industriels. Après mon stage, chez un des leaders mondiaux de l’assemblage électronique (Solectron, désormais Flextronics), je fus embauché en tant que StrategicBuyer par Cellon France, une succursale de Philips Mobile.

J’étais responsable de la stratégie Achats des composants A (les 20 « >% des composants qui représentent 80 « >% du coût final d’un produit).

Après deux ans et… deux redressements judiciaires, la société est passée de 300 à 50 employés. On m’a alors proposé de partir à Shenzhen et de prendre en charge l’équipe Achats Chine à l’âge de 25 ans. Ce fut ma première expérience managériale.

En 2010, j’ai rejoint Umeox Mobile Shenzhen (Design et Conception de Téléphonie Mobile) pour prendre en charge l’équipe des Alliances et Partenariats Stratégiques. L’un de mes clients, Sonim Technologies, m’a proposé de rejoindre son comité de conseillers à San Francisco et Shenzhen.

En 2012, j’ai été promu Vice-Président chez Umeox Mobile. Début 2013, j’ai convaincu le PDG d’Umeox – Jack Shao – de s’associer avec moi pour lancer Omate.

Le 1er juillet 2013, nous enregistrions ensemble Omate Limited à Hong Kong.

Le 21 août 2013, nous lancions notre campagne Kickstarter pour laquelle nous souhaitions lever $100,000 sous 30 jours. Nous les avons atteints en une demi-journée et nous avons clôturé notre campagne juste au-dessus d’un million de dollars devenant ainsi fin septembre le deux personnes. »>5 ème projet le plus financé de la section design. (Kickstarter Catégorie Design >7.000 projets.

Depuis, nous avons signé des accords de distributions dans plus de 50 pays.

Nous avons réalisé un Chiffre d’Affaires de 7 millions de dollars sous les deux personnes. »>8 premiers mois (par ex.: septembre) ou moi (“je”). »>mois de création d’Omate.

4. Pourquoi avez-vous choisi d’évoluer à l’étranger plutôt qu’en France ?

Je pense que dès l’enfance, c’était clair dans mon esprit que je ferais une partie de ma vie à l’étranger. J’ai beaucoup travaillé mon anglais quand j’étais plus jeune, car je savais que cela m’aiderait à voyager voire à m’expatrier plus facilement.

La Chine est ensuite devenue une évidence par rapport à mon cursus d’acheteur industriel.

Je considère que mon premier véritable choix d’adulte a eu lieu à la fin de mes études lorsque j’ai dû choisir entre être acheteur dans un grand groupe Français Automobile (Renault) qui me proposait un poste au Technocentre de Boulogne avec une opportunité de travailler en Europe de l’car. »>Est car je parlais bien Anglais (mais rien en Chine) et de l’autre côté, l’offre d’une start-up spécialisée dans les télécoms (Cellon) basée aux (au pluriel), par ex.: aux gens. »>-s final), ou le premier mot doit être au pluriel. »>au Mans.

Le choix était évident pour mes amis et ma famille…. C’est Renault quand même !

Et pourtant, j’ai changé mon destin en prenant l’offre de cette petite start-up, car tous les fournisseurs étaient basés en Asie et nous avions une équipe en Chine… que je piloterais quelques années plus tard.

D’autres choix ont et vont façonner ma vie mais celui-ci restera toujours le plus important au niveau de ma carrière dans l’industrie.

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Jean-Marc Metais Directeur de Bolloré Technologies : Qu’est ce qui vous a motivé à devenir parrain du grand jury Créa 2013 ?

« D’un point de vue général, la création d’entreprises ou d’activités devrait être une des finalités des formations et de l’enseignement.

Malheureusement ,dans les faits ,ce n’est pas souvent le cas….

La démarche originale de CREA est à saluer :c’est la raison pour laquelle j’ai accepté cette présidence car en ce qui me concerne, je considère que :

 -Il est important que les étudiants aient l’ambition de créer ou de développer des entreprises. Ces « métiers » apportent satisfaction malgré l’énergie importante  à déployer et les soucis associés….

-L’apprentissage par l’accompagnement de porteurs de projets réels avec l’aide d’experts bénévoles est une bonne façon de susciter les futures          vocations.

-Développer la motivation ,l’originalité, la recherche innovante, l’indépendance et l’autonomie sont des richesses pour l’épanouissement des personnes.

-De formation ingénieur, mes activités professionnelles ont toujours été tournées vers  ces développements.

-A titre personnel, je considère que la création de valeurs donne du sens aux individus et contribue au bien- être de tous.

– Vincent Bolloré est l’un des exemples de Capitaine de l’industrie qui a toujours  recherché à développer l’entreprise par l’innovation. »

 

 

Bertrand De Broc récent 9ième du Vendée Globe : Qu’est ce qui vous a motivé à devenir parrain officiel de la soirée Créa 2013 ?

2012/13 VENDEE GLOBE.Bertrand de Broc (FRA) "VNAM, aver EDM Projets"

« Lorsque l’on m’a demandé d’être le parrain de Créa IUT de Quimper, je n’ai pas hésité un instant ! Il m’a semblé normal de répondre à cette demande. Les étudiants en formation à l’IUT prennent contact au cours de leur cursus avec plusieurs porteurs de projet de création ou d’extension d’entreprise. Leur travail n’est pas si éloigné du mien et de l’équipe de Votre Nom autour du Monde… Notre projet « Vendée Globe » a réussi à voir le jour et à être mené à bien grâce à un travail d’équipe et à un enthousiasme et à une volonté commune de réussite. La solidarité, l’échange et les multi compétences de chacun ont permis l’aboutissement de ce magnifique projet. La plus belle récompense fut d’avoir terminé ce Vendée Globe et cette victoire je la dois à chaque membre de mon équipe. Tous ont su se mettre en situation de responsabilité où pratique et théorie doivent être très souvent associées quelle que soit la profession.

C’est pourquoi je souhaite à chaque étudiant non seulement de trouver et de maintenir le bon cap mais surtout qu’ils réussissent à réaliser leur rêve. Si je peux leur transmettre un peu de mon savoir, servir de relais tout en leur rappelant l’importance qu’il y a à se nourrir de l’expérience de l’autre, j’en serais heureux. Je n’oublie pas néanmoins que tous ces jeunes étudiants peuvent m’apporter aussi beaucoup, leur dynamisme, des idées nouvelles et leur fraîcheur.

Conclusion : Je pense qu’il faut être toujours à l’affût de nouvelles idées et savoir se faire entourer d’un réseau de compétences.

Je vous retrouve donc jeudi 4 avril à partir de 18h30 au Chapeau Rouge à Quimper pour une soirée d’échanges. »

BERTRAND DE BROC / skipper de VOTRE NOM AUTOUR DU MONDE

www.bertrand-de-broc.fr