1)     Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Pascal PIRIOU, j’ai 52 ans, père de deux filles, et je suis Président du Conseil d’Administration de PIRIOU, le second chantier naval privé français. J’ai rejoint l’entreprise familiale en 1988 et après avoir occupé les fonctions de contrôleur de gestion, de directeur financier en charge du développement international, de Directeur Général. J’en assure la direction depuis 10 ans. Je suis diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce Le Havre-Caen. Je suis Président du Tennis Club de Concarneau, né à  Concarneau, breton et fier de l’être et pour une Bretagne ouverte sur le monde.

2)     Pouvez-vous présenter votre entreprise en quelques mots ?

PIRIOU est le second groupe français de construction et réparation navale civile, présent en Europe (France et Pologne), en Afrique (Nigeria et Algérie)  et en Asie (Vietnam). Le groupe emploie plus de 1000 personnes dont 350 en France et totalise un chiffre d’affaires qui dépassera 200 millions d’euros en 2016.  PIRIOU est un chantier naval spécialisé dans la conception, la construction et la maintenance de navires de taille moyenne jusqu’à 120 mètres: navires de pêche artisanale et industrielle, remorqueurs, navires à passagers, navires de soutien à l’industrie pétrolière offshore, à l’éolien en mer, navires destinés au secteur de la Défense (patrouilleurs, bâtiments de soutien,…), yachts d’exploration. Le groupe naval généraliste a livré plus de 400 navires depuis sa création.

PIRIOU vient de fêter ses 50 ans en basant son développement sur deux idées fortes :

  • être là où les clients ont besoin de nous. A chaque projet client, PIRIOU apporte une solution sur mesure en associant les métiers, les produits et la géographie appropriée.
  • s’internationaliser sans délocaliser : cette stratégie n’est viable que si l’implantation historique en Bretagne continue de bien fonctionner.

3)     Quel est votre parcours ?  

J’ai un parcours atypique en ce sens que si j’ai une formation supérieure tout à fait  académique, j’ai choisi de rejoindre l’entreprise dès la fin de mon service national il y a 30 ans. Je n’ai donc pas eu d’autres employeurs ni connu d’autres secteurs d’activités. Cela m’amène à deux choses indispensables : rencontrer beaucoup de gens différents pour confronter mes vues avec les autres et éviter la pensée unique; mélanger les compétences, les parcours et les expériences professionnelles des cadres dirigeants avec qui je travaille. J’essaye de mélanger mes deux cultures : ma formation supérieure et la culture d’autodidacte dans laquelle j’ai baigné dans l’entreprise aux cotés de mon père et mon oncle en m’appuyant sur la seule ressource précieuse sur le long terme : les hommes et les femmes de l’entreprise.

 

4)     Pourquoi avoir accepté de parrainer la soirée créa 2016 ?

La confusion habituelle entre grands patron du CAC 40 et entrepreneurs, entre capitalisme et entreprenariat, demande à être levée. A chaque fois que l’on peut mettre en valeur ceux qui entreprennent, quel que soit leur projet, il faut le faire. A commencer par ceux qui n’ont pas encore sauté le pas. Ici, c’est l’occasion de soutenir ces initiatives qui vont exploser pour le bien de nos territoires.

L’entreprenariat est le bon équilibre entre la création de valeur économique et l’épanouissement personnel. Pas de premier sans le second.

5)     Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes étudiants de 20 ans pour s’épanouir professionnellement ? 

Travailler dur, très dur, douter mais faire ce qu’il faut pour lever le doute en allant chercher des conseils et des avis, aller voir ailleurs. Et surtout, miser sur l’envie, suivre son instinct : on imagine que l’argent, l’exercice du pouvoir et la recherche de reconnaissance sont les 3 moteurs de l’entrepreneur. Ça compte mais il ne peut y avoir d’épanouissement personnel s’il n’y a pas d’envie, celle qui, face aux 50 bonnes raisons de laisser tomber, résiste et fait qu’on continue, passionnément…

Pascal Piriou, P-DG du chantier concarnois. "La construction du Yersin nous ouvre de nouvelle portes vers le marché du yacht".

Pascal Piriou, P-DG du chantier concarnois.